Bonjour à tous,
Comme certains d'entre vous le savez,
j'échange en ce moment, plutôt tard dans la nuit avec le décalage, avec le Brésil sur tout un ensemble de thèmes avec une exceptionnelle journaliste, éditorialiste et polémiste.
J'ai jugé intéressant de reprendre une partie de ma réponse à un de ses articles dans ce présent blog, parce que ce thème me tient à cœur et parce qu'il est une mise en garde pour notre génération et les générations futures.
«
Le Démocratie, ce joli mot qui sur le papier est si formidable, est un principe théorique de grande noblesse.
A propos de noblesse, sais tu que le principe de la royauté, principe dont on retrouve des racines en France, et oui, était lui aussi noble car la classe de l'aristocratie était une classe de méritant avant tout, où tous ceux qui travaillaient durs pour le royaume pouvaient y parvenir. Ou chacun avait une chance de monter dans la hiérarchie des classes sociales ?
Est ce à partir de ce principe qu'en Angleterre, on anoblit aussi les plus méritants à côté de cette caste de privilégiés qu'est celle des lords ? Je ne peux répondre ici.
Je ne sais pas mais sur le papier, dans la réflexion philosophique, la royauté, la révolution, la démocratie sont de très belles choses. Sur le papier oui.
Surtout la dernière forme de démocratie qui permet à tous de voter, d'élire des représentants pour légiférer, pour proposer ou exécuter les lois. Sans restriction de caste, sans limitation par un quelconque impôt censitaire.
Mais voilà, comme tout pouvoir, il est humain
Et aujourd'hui, un peu partout, des élus, des grands élus nationaux, ne le sont que par une infime minorité de votants, avec des pourcentages particulièrement faibles.
Ce qui pose le problème de la légitimité
Impossible de reporter une élection sans créer du chaos. Ils ont été élus par ceux qui ont bien voulu aller au vote, par conviction, parfois sous contrainte.
Se pose alors la question du pourquoi.
Pourquoi si peu de personnes vont donc voter ?
Je n'irai pas trop loin dans cette voie, mais je vais reprendre ton argument sur la vocation de l'élu. En quoi consiste t elle ? celle de servir la démocratie bien évidemment, le peuple à travers une responsabilité, une charge, un devoir. Ce n'est donc pas un métier et en aucun cas, cela ne doit l'être. Dès lors que l'on laisse des députés s'octroyer des indemnités sans cotisations, des possibilités de prêts à taux 0, des retraites plus que confortables, on peut alors parler de possibilité de déviation démocratique parce que le politique peut avoir d'autres motivations ici que celle légitime de représenter le peuple et chercher à améliorer ses conditions de vie.
Il faut, selon moi, baisser les rémunérations des élus, redonner ses lettres de noblesses au devoir de l'élu, ne pas lui laisser la possibilité de déterminer ses privilèges. Car, un élu, est avant tout un humain.
Cet élu, il lui faut aussi des compétences. De réelles compétences, qu'il met au service de la population pour son bien. Il met son travail, il met son intelligence, il met sa culture au service de tous. Et pour cela il doit le démontrer. Être le fils/fille de … ou encore être là parce que l'on gagne bien sa vie, ou être là par réseau relationnel ne suffit pas, bien évidemment. Il faut de la compétence . Et l'élection est là pour faire le tri rapidement entre les bons et les mauvais.
Mais voilà, la démocratie a aussi un effet extrêmement pervers.
Que vont voter les populations ? quelque soit le pays d'ailleurs
Et bien, ils risquent de voter celui qui promet le plus, le mieux, ou encore celui qui communique le mieux. Parfois le plus beau ou la plus belle (voir en Italie avec la Cicciolina).
Mais pas forcement sur ses compétences et les possibilités réelles.
L'élu retenu devient donc celui qui saura le mieux se vendre. Une véritable opération de marketing et pas forcement un projet profond et durable pour le pays.
C'est un des effets pervers de ce type de régime politique qu'il faut prendre en considération
Et une des façons d'en limiter la portée est peut être de faire en sorte que la population dispose des outils lui permettant de comprendre les enjeux et d'apporter la meilleure des décisions à travers le vote.
Un meilleur enseignement s'impose, culture générale, éducation civique, autant d'ingrédients permettant à la population de s'intéresser, de comprendre le pourquoi de l'importance du vote, de discerner les réels projets et la faisabilité, de faire un tri entre le playboy et l'honnête homme politique qui se propose de construire pour le bien de tous dans la réalité sociétale et économique qui s'impose à chacun d'entre nous.
La démocratie, de par ses effets pervers énoncés ci dessus, sera amené à évoluer dans le temps, siècle ou millénaire parce que nous sommes des Hommes avant tout. Par un changement lent ou par une rupture brutale. Le passé, notre passé, l'a démontré sur les précédents types de régimes. L'histoire ne se répète jamais, mais elle est un enseignement fondamental de ce que nous sommes et serons
Il nous revient alors de reculer cette échéance au maximum et de mettre en place les bons remèdes pour que la démocratie soit le choix politique de tous, avec une connaissance des enjeux et des responsabilités, des élus toujours plus compétents, et une construction sociétale qui satisfera le plus grand nombre."
Et là, je crois qu'il y a du travail.
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