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Lundi 13 octobre 2008
Imaginez, vous êtes trader à la bourse de Paris. Et tout d'un coup, comme vous vous y attendiez, plusieurs gouvernements européens énoncent dans  plusieurs pays différents, au même instant, tout un ensemble de mesures pour soutenir et garantir les banques et le marché interbancaire.

Un véritable impact psychologique majeur

Un coup de maitre pour l'organisateur, Nicolas SARKOZY semble t il, en s'appuyant sur la méthode anglaise.

Résultats, les bourses européennes décollent, + de 11 % pour Paris avec un total de 1700 milliard d'euros près à être déployés au niveau européen.

Mieux que le plan PAULSON et la baisse des taux directeurs des Banques Centrales.

Restons réalistes et regardons ce qui va se passer maintenant.

cette semaine, plusieurs indicateurs américains vont permettre de photographier la situation économique actuelle américaine. Les principales banques vont aussi publier leurs résultats

Et surtout, nous avons assisté à un sauvetage en rêgle, au moins provisoirement, du système interbancaire mondial. Cependant, il est trop tard pour qu'il n'y ait pas d'impact sur l'économie réelle dont on sait que l'entrée dans la crise n'a pas pour facteur de base la crise des subprimes.

je reste persuadé que les dégats sont considérables, les signaux du gouvernement le prouvent.

Nationalisation, prise de participation, soutien aux entreprises, à la consommation, à l'emploi.

Nous devrions voir se succéder un certain nombre de plans dont certains ne seront pas forcemment positifs mais dont l'impact psycologique, non mesurable, le sera lui.

j'en avais parlé lors de mon dernier article, c'est fait, ils l'ont fait

Sur France Info, j'écoutais que la gauche comme la droite avaient salué le coup de maitre.

C'est cela l'union sacrée

Bonne soirée 
Par Boris MAZURIER - Publié dans : Economie - Communauté : Pour un libéralisme humaniste
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Vendredi 10 octobre 2008
j'ai rédigé ce matin "cataclysmes"

La journée hélas a démontré mes pires craintes.

- 10, -8%, les bourses européennes sont tombées. Wall Street n'a évité le marasme que par les rumeurs d'une action importante du G7.

Le gouvernement Allemand vient de s'apercevoir que seul il ne pourra peut pas éviter faillites bancaires et d'entreprises.

Nous allons tous payer très chers ce qui se passe

Tôt ou tard

Il faut une action concertée des gouvernements, des unions nationales et beaucoup de sacrifices si nous voulons remonter la pente.

Il faudra aussi beaucoup d'interventionnisme pour résoudre cette crise majeure.

" l'espoir est l'avenir de l'homme" 

Bon week end à tous

Par Boris MAZURIER - Publié dans : Economie - Communauté : Pour un libéralisme humaniste
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Vendredi 10 octobre 2008
Imaginez

Vous êtes dans un hélicoptère, vous survolez une ville qui vient de passer par un bombardement ou un cyclone.

Il y a des pans entiers d'édifices qui n'existent plus, d'autres vont tomber prochainement mais la fumée ne permet pas encore distinguer le vrai du faux

Les survivants sont hagards et ne comprennent pas encore ce qui s'est passé

La peur d'autres catastrophes, la méfiance

C'est le monde de la finance et bientôt ce que sera l'économie.

Plus un sous sur les marchés monétaires et interbancaires. Plus de posibilité de préter entre les banques, des pompiers publics qui ne préviennent plus mais qui ne font que panser les plaies.

Tel est le monde de la finance.

le monde financier du XXème siècle tel que nous le connaissions est en train de mourir, victime de son propre système. Non pas de son ultra libéralisme, mais au contraire de son opacité et du non respect des règles rationnelles du jeu

Lorsque LEHMAN BROTHERS et MERRYL LYNCH sont tombés il y a quelques semaines, j'ai eu l'impression que des gratte-ciels s'effondraient.

Ces institutions sont des clés de voute pour le système financier...mondial. Parce que la mondialisation, c'est aussi la finance.

Comme TCHERNOBYL, on nous a dit que cela ne pouvait arriver en France. le politique ne changera donc jamais.
Au nom d'une soi disante "il ne faut pas faire paniquer les populations".

Le pire, c'est que la crise économique mondiale ne trouve pas son origine dans les "subprimes", dans ces produits titrisés douteux. Des signes alarmants commençaient à poindre depuis quels temps présageant un sérieux ralentissement des économies.

Et il y a de nombreux risques qui ont été pris en pariant sur la croissance. Une fois cette croissance partie, des pans entiers ne peuvent que s'écrouler. Logique.

Pour l'économie réelle, il y a deux grands dangers en dehors de qui est dit à droite et à gauche. L'ampleur de la crise et la longueur.

L'ampleur de la crise car il y aura un point de non retour où les dégats seront trop importants pour une reconstruction à court terme. lorsque les économistes parlent d'une croissance molle pour plusieurs années, je le traduis par un rétablissement long et difficile

Mais c'est surtout la longueur de cette crise qui me préoccupe. Très grave danger. Des entreprises peuvent peut être supporter un choc brutal, ce d'autant plus que les perspectives de court terme permettent de rassurer sur l'avenir. Mais comment voulez vous que les entreprises puissent résister sur une atonie du marché sur plusieurs années.

j'ai assisté cette semaine à une réunion entre Chefs d'entreprise de la région Haute Normandie. Sauf les secteurs qui sont capables de proposer des produits permettant de baisser les frais des entreprises, tous les secteurs d'activités sont touchés et sérieusement alors que je ne suis pas certain que le pic est passé.

Car nous savons tous que l'entreprise suit les aléas conjoncturels. Elle n'est pas à l'origine. c'est donc demain que l'on va pouvoir réellement constater l'ampleur des dégats.

Consommation des particuliers et des entreprises en berne, baisse des investissements, hausse du crédit et peut être demain, on en parle pas encore, accroissement de la création de monnaire pour soutenir les marchés.

Une amie m'a dit il y a peu, mais où est l'argent ? Il ne peut pas y avoir autant d'argent parti en fumée !! Mais si, parce qu'il n'a jamais existé, écriture scripturale, titrisation non adossée sur du numéraire font que l'argent physique représente une part de moins en moins importante dans l'économie financière.

Que fait on alors ?

Les ultra libéraux disent qu'il faut laisser tomber les marchés maintenant et vite. Nous aurons une crise d'ampleur, mais avec une relance à court terme.

Mais, quels seront les survivants à ce marasme ? Oui dans les petites crises, il est certainement plus sain de laisser les marchés se purifier d'eux mêmes et de redémarrer avec des bases plus saines.

Mais pas pour ce qui se passe.  Il y aurait trop de morts pour le coût ne soit pas important.

Un peu la mort dans l'âme, je ne peux que recommander une reprise en main des marchés par les organes publics de façon temporaire, nationalisations, règles du jeu strictes anti spéculation, fixation de certains prix et relance en stimulant et l'offre et la demande.

Keynes le classique revient.

C'est cela aussi le libéralisme humain. Etre capable de revenir sur ses fondamentaux, s'adpater à l'exceptionnel en mettant en avant, non la théorie et la théologie, mais l'humain.

S'il faut passer temporairement par un interventionnisme permettant l'arrêt de la spirale destructrice, pourquoi pas. A condition que l'on ne le devienne pas trop longtemps, défaut humain de taille.

La planête finance est détruite, pas malade. n'ayons pas peur des mots. La planête bancaire est gravement malade. L'économie vient de tomber malade.

Le chantier de la reconstruction, lorsque les politiques arriveront enfin à comprendre l'ampleur des dégats, pourra alors recommencer.

l'homme est comme cela. tant qu'il en restera un, c'est dans le malheur que ses instincts de survie remontent à la surface et de reconstruire sa "ville" avec encore plus de vigueur

Ce que je viens d'écrire pourrait être valable aussi pour la planête et l'environnement.

La seule différence, c'est que pour l'économie, on arrivera bien à jour à maitriser la maladie.
L'environnement, nous ne le controlerons plus .

vous me rappelez combien il y a d'espèces dominantes qui ont disparu mystérieusement sur cette planête ?

A bientôt






Par Boris MAZURIER - Publié dans : Economie - Communauté : Pour un libéralisme humaniste
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Lundi 15 septembre 2008


Je n'ai pas lu les nouvelles du soir, mais sur mon écran, j'ai laissé le graphe retraçant toute la journée l'évolution de la bourse de PARIS.

LEHMAN BROTHERS est tombé, LYNCH est rachetée dans l'urgence par la BANK OF AMERICA, AIG demande en urgence un prêt de 40 milliards je crois auprès de la FED.

Le président de la FED annonce que d'autres établissements bancaires majeurs pourraient prochainement tomber, le grand maître GREENSPAN est lui aussi sorti de sa réserve.

Et le gouvernement ultra libéral américain intervient parfois directement, parfois indirectement.

la Banque centrale européenne injecte ce matin 30 Milliards d'Euros

les bourses s'effondrent sur un gros volume de transactions ce qui renforce son caractère dramatique

Cela ne porte pas encore de nom, mais c'est, à mon avis, la plus grosse secousse du système financier depuis... 1929.

Tous les jeunes financiers aux dents longues ont, un jour ou l'autre révé de travailler cher LEHMAN BROTHERS.

Ces banques sont de véritables institutions et sont en elles mêmes des temples de la finance.

Nous avons assisté là à un évènement très grave dont les conséquences seront prochainement visibles pour tous.

La finance mondiale, la partie haute, vient tout simplement de s'effondrer sour nos yeux.

LEHMAN BROTHERS était la quatrième banque d'affaire et LYNCH la troisième

Non, la crise n'était pas derrière nous, mais devant.

On nous dit que la contagion pourrait s'étendre rapidement sur le monde de l'assurance.

j'espère que ma prédiction est mauvaise, mais je pense que nous allons assister à un effondrement massif du système financier ou à une mise sous perfusion par du bricolage. Le mal est fait, le système n'est pas malade, il agonise.
Le problème, c'est la contagion aux autres sphères de l'économie et l'influence de la mondialisation.

Tôt ou tard, l'économie réelle va payer ces centaines de milliards disparus et ce Lundi noir (qui a débuté Dimanche).

On évoque le resserrement du crédit qui va être sévère, la défiance entre les banques.

Bref, ce sont des secteurs entiers dont les édifices vont trembler, ces sont les entreprises qui vont souffrir, ce sont les consommateurs qui vont payer la note.

Espérons que je me suis trompé. n'est ce pas ?
Par Boris MAZURIER - Publié dans : Economie - Communauté : Pour un libéralisme humaniste
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Lundi 15 septembre 2008
Impression personnelle

Une fois n'est pas coutume
je me refuse de parler de moi sur ce blog, mais je vais faire une exception cette fois ci

Je voulais vous exprimer ma joie de la liberté
De la liberté politique

j'ai été Attaché parlementaire
j'ai appartenu à un parti politique
Avec ses règles et ses devoirs

et bien, je suis heureux d'écrire que je ne suis plus carté
Je suis heureux de dire que je suis libre de toutes ses contraintes
heureux de pouvoir m'exprimer totalement et librement
Abonder ou critiquer qui je veux
Parler de l'humain et non le groupe

A droite comme à gauche, politique ou non
existe des hommes de grande valeur

Par ma liberté
je peux mieux les défendre
et de défendre l'humanisme qui n'a pas de frontière

Cette liberté est un trésor
dont je constate seulement maintenant son importance

Bonsoir
Par Boris MAZURIER - Communauté : Pour un libéralisme humaniste
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Vendredi 12 septembre 2008
Pas de politique, pas d'économie, pas d'analyses et autres critiques aujourd'hui

Juste ces quelques mots pour pleurer ces enfants qui n'ont même pas le temps d'apprendre à sourire.

Ils ont retrouvé le corps de la petite Rose en Israel. Pauvre enfant.

combien y en a t il en ce monde qui sont partis trop vite ? Maltraités ? maladie ? SIDA ? Guerre ?

Combien d'enfants ont hurlé leur soufrance, ces petits bouts pleins de vie

Comment peut on leur faire du mal ?

L'enfant est magique. Il n'a pas encore d'histoire vécue. Il est neuf, il est naif, pas de duplicité, pas d'hypocrisie
Ils vous regardent avec leurs petits yeux doux et vous disent qu'ils vous aiment


Comment peut on les martyriser et leur oter la vie ?

Alors, je voulais rendre ce petit hommage à cette petite rose, à tous ces enfants qui ont eu à peine le temps de dire...

je t'aime

Par Boris MAZURIER - Publié dans : Société - Communauté : Pour un libéralisme humaniste
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Jeudi 11 septembre 2008

Il y a des personnes qui apportent à la politique de la fraicheur, de l'honnêteté, de la grandeur pour cette cause qui doit rester noble et qui pourtant est entachée d'arrivisme, de calcul mesquin et autre mascarade.


Hommage donc à Yoann GONTIER et Gaétan BAZIRE qui ont ces principes, cette vision que j'apprécie tant.
Gaétan BAZIRE est Secrétaire général adjoint de Génération Ecologique
Yoann GONTIER est porte parole national du même mouvement

Ils font de la politique autrement, font de l'écologie un combat noble, et montrent que l'on peut créer pour tous.
Ils font avancer la politique



http://yoann-gontier.over-blog.com/
http://www.ge-normandie.com/

Par Boris MAZURIER - Publié dans : Société - Communauté : Pour un libéralisme humaniste
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Lundi 8 septembre 2008
Le gouvernement fédéral Américain va prendre le contrôle de Fanny Mae et Freddy, organismes qui rachètent les prêts immobiliers des banques et consentis aux particuliers.
Le gouvernement pourrait injecter jusqu'à 200 milliards de dollars.
Belle entorse pour le libéralisme américain non ?
Oui et non
Oui si la définition politique du mot libéralisme est retenue; on laisse le marché faire car il fonctionnera et régulera toujours mieux que  l'intervention de l'Etat
Non si on se réfère à la définition économique du marché. Dans les conditions de base, il faut impérativement une concurrence pure et parfaite. Là, le marché peut réguler l'économie. Mais qui peut aujourd'hui dire que le marché est en concurrence pure et parfaite ?
Personne bien évidellemment.
Dans ce cas, l'action sur les deux géants est valale et nécessaire pour éviter la banqueroute du système financier et peut être relancer plus vite l'immobilier afin d'éviter que des milliers de familles supplémentaires se retrouvent à la rue.

Que l'Etat intervienne, un parce qu'une grave distorsion de marché est apparue, deux parce que la transparence, autre élément fondamental était bafouée ne me choque pas.

En France, on utilise le mot libéralisme d'une autre façon.

On veut faire comme aux USA, très bien. On favorise la création des entreprises, c'est un exemple, en appliquant des éxonérations soit pour l'entreprise, soit pour le consommateur final. Très bien. Sauf que l'on ne laisse pas le marché réguler ce qui va leur permettre à court terme de fonctionner mais poser des difficultés pour les entreprises non subventionnées. De plus, tôt ou tard, ces subventions vont disparaitre. Que va t il se passer ?
Aux Etats unis, les petites entreprises ne sont pas aidées mais surtout n'ont pas de contraintes fiscales aussi fortes qu'en France. Elles ont la possibilité de s'en sortir en cas de coup dur. En France, avec peu ou pas de capital, si elles ne sont pas aidées, elles sont vouées à l'échec dans le terme.
Je m'arrête ici quelques instants pour répondre au Maire, à l'Adjoint et à un responsable de service administratif qui me disait qu'en france, la crise serait moindre parce que la création d'entreprise n'a jamais été aussi importante.
Je leur réponds que c'est de la poudre aux yeux. 
D'abord parce que la crise n'est pas derrière mais devant nous et que les défaillances d'entreprises sont à mon avis trop fortes trop tôt. En effet, ce n'est pas au début d'une crise économique que l'on voit les sociétés tomber mais logiquement avec un décalage. Or, Il n'y a pas vraiment eu de décalage, ce qui signifie que le tissu économique était et reste trop fragile. Ensuite, parce que pour résister à une baisse des marges et des ventes, une entreprise a intérêt a disposer de réserves. Les derniers gouvernements ont poussé des salariés et chomeurs à créer des entreprises en les subventionnant créant d'ailleurs de la distorsion sur le marché. Mais combien vont résister ? Ne risque t on pas de voir se créer une paupérisation de ces nouveaux entrepreneurs ? L'effet politique je le vois. l'effet social de long terme, beaucoup moins. Au final, c'est dans les mois qui viennent que l'on verra l'état de l'économie réellement, et que la France sera au moins autant touchée que ces partenaires. 

Donc, dans ce cas, le libéralisme Français entraîne de graves distorsions de marchés.
L'Etat subventionne des entreprises qui viennent concurrencer des entreprises non subventionnées, l'Etat jette dans l'arêne des personnes qui ne sont pas prêtes à la gestion et à la finance et l'Etat s'appuie sur eux pour nous dire que le marché n'est pas si mauvais que cela.
L'autre libéralisme en France, c'est aussi de définir des mesures pour aider les uns et les autres, sur le papier. Bien. Mais l'Etat n'a plus les moyens et pas seulement en raison du bouclier fiscal. Alors, le gouvernement fait payer les mutuelles, fait payer les entreprises et on le verra dans quelques temps, fait payer le consommateur final.
Or qui fait vivre le marché ? l'Etat ou les entreprises ? L'Etat peut faire vivre le marché, mais seulement à court terme. Elle n'a en aucun cas les moyens financiers de faire vivre une nation. ce sont les entreprises qui font passer les plus values vers la nation, ce sont les entreprises qui emploient les salariés, ce sont les entreprises et les salariés qui paient les dépenses de l'Etat. 
Il faut absolument permettre à ces entreprises, et notamment les PME qui sont caractérisées par une plus grande faiblesse que les grands groupes tout en étant des employeurs majeurs, permettre à ces entreprises de se développer librement sans contrainte et sans que l'on rajoute des taxes à droite et à gauche.
Car qui va payer tout ceci in fine ? Les salariés bien évidemment. On va augmenter les cotisations retraites, on ne va pas baisser longtemps les cotisations chomage vu la situation économique, on va augmenter la prévoyance, les mutuelles, taxer la participation.....et pousser les entreprises à payer une cotisation transport.
Mais, si on laissait les enreprises et en particulier les PME travailler librement sans ces contraintes fiscales et financières, peut être que ces entreprises pourraient dégager des recettes suffisantes pour augmenter le pouvoir d'achat de ses salariés sans que des non entrepreneurs interviennent dans ce domaine qui est et doit rester à la fois privé et contractuel.
N'oublions pas que les PME ont un rôle naturel et social en France majeur.
Maintenant, en France, ce sont ceux qui hurlent le plus qui se font entendre. On appelle cela rapport de force.
Il faudra peut être que des structures du type CGPME hurlent très fort pour que l'on se penche un peu sur la situation des PME, et c'est bien dommage car elles sont bien le poumon d'une nation.

Laissons les travailler

De tout ceci, j'en tire deux conclusions :
1 - Lorsque la situation économique est bonne, les PME avancent, gagnent de l'argent mais ne peuvent en aucun cas se fortifier suffisamment pour les retournements de cycles. le tissu économique est trop fragile. Lorsque l'on s'en aperçoit, on prend de mesures interventionnistes qui renforcent la fragilisation
2 - Le gouvernement actuel est interventionniste et non libéral. c'est une intervention différente dans sa philosophie que celle des socialistes (et encore, j'ai vu des socialistes plus libéraux), mais c'est tout sauf du libéralisme. A la décharge du gouvernement, c'est toute la philosophie Française qui ne comprent pas le mot "libéralisme".

Pour ceux qui me disent que le libéralisme est anti social, je leur recommande lire "la liberté du choix" de Milton friedman. 

Le libéralisme peut être social et humaniste

A bientôt


   
Par Boris MAZURIER - Publié dans : Economie - Communauté : Pour un libéralisme humaniste
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Lundi 18 août 2008

Jouons à l'apprenti sorcier.

Suite aux lectures faites depuis quelques mois sur les conjonctures économiques mondiale et française, je pense que le plus gros visible de la crise sera compris entre Septembre 2008 et Avril 2009.

Un pic entre Novembre et Février.

A suivre...

Par Boris MAZURIER - Publié dans : Economie - Communauté : Pour un libéralisme humaniste
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Jeudi 14 août 2008
Nous y voilà.

Dans un précédent article, j'avais notifié l'hypothèse d'un recul du PIB.

Le Ministre de l'économie Christine LAGARDE vient d'annoncer que le PIB s'était contracté de 0,3% au deuxième trimestre 2008, source INSEE susceptible de révision.

Le chiffre révisé du premier trimestre est quant à lui de +0,4%.

Voici donc le premier trimestre négatif depuis 2002. Notre économie est en pleine déconfiture, comme l'économie mondiale d'ailleurs. Car sans les pays émergents, les chiffres seraient tout autre.

L'autre problème est que les chiffres de Juillet et ceux d'Aout prévus ne seraient pas bons.

La raison est toute simple et largement prévisible. Une chute de Investissements des ménages et des entreprises.
la consommation des ménages a quant à elle stagné (0,1%).

Tous les indicateurs sont donc au rouge. Nous ne sommes pas en récession car il faut deux trimestres négatifs, mais nous approchons sereinement de ce scénario noir.

Le pire, c'est que le gouvernement n'a plus les moyens de réagir, sauf à déraper totalement sur les déficits budgétaires et déplacer encore plus l'endettement vers les générations futures, à savoir nos propres enfants.

Un grand économiste américain, tellement grand que j'en ai oublié son nom, prix nobel, avait écrit il y a peu que pour la crise des subprimes aux Etats Unis, les gouvernements avaient pris la mauvaise décision en intervenant. Comme pour la plupart des ultras libéraux, les vrais, il vaut mieux laisser le ménage se faire dans le ou les secteurs qui ne sont plus en équilibre en laissant donc les prix se repositionner à un taux naturel. Moins on intervient, plus l'opération est brutale, plus elle est rapide.

Je crois que c'est Patrick ARTUS qui a écrit que le gouvernement prenait et devait prendre des mesures pour demain car on ne peut plus rien faire pour la période présente.

ces deux assertions sont très explicites et démontrent que les marges de manoeuvre sont casi inexistantes dans le Monde et en France. car tout est lié bien évidemment et Christine LAGARDE a raison de projeter la baisse du PIB dans un environnement aussi hostile.

Maintenant, suite à la crise de 1929, il me semble que le pays du libéralisme a mis en place des politiques dites Keynesiennes. Entre parenthèse, KEYNES était un classique économiquement parlant. Si si. ce sont ses élèves qui l'étaient moins. Voici pour le rétablissement d'une vérité historique.

Je ne dis pas que nous ayons les moyens de mettre en place une vaste politique de relance par la demande. j'ai écris plus haut que nous ne pouvions le faire. Donc pas de politique d'investissement dans les infrastructures et de grosses distributions de pouvoir d'achat.

Mais, quand une entreprise s'enlise, en dehors de malversations, elle cherche à faire des économies, entre autre en remettant en cause son fonctionnement interne et de chercher à ce qu'il soit plus productif.

C'est ce que nous devons faire. Accélérer ensemble le mouvement, revoir nos différents codes, les sytèmes d'impositions, de relations entre les partenaires. de se remettre en cause donc pour rendre plus productif notre société.

Deuxième aspect, lié au premier. Je pense que Bercy doit cesser de ne penser qu'aux recettes annuelles. Je m'explique. Il est clair qu'il y a certains projets de bon sens permettant d'alléger les charges pour les ménages et les entreprises qui ne sont pas retenus parce que Bercy estime y perdre sur l'année. Un effort a déjà été fait dans ce sens puisque le parlement commence à étudier sur des budgets pluri annuels. Il faut continuer. Si baisser des charges permet une hausse substantielle de croissance, d'investissements, de consommations, quitte à perdre des recettes fiscales la première année mais pour en gargner la deuxième année, pourquoi pas ?

Mettons en place cette façon de penser en évitant les débordements, et mettons nous tous autour d'une table pour rénover en profondeur et rapidement notre société qui souffre et laisse toujours plus d'individus sur le côté de la route.

Des mesures de court terme donc pour relancer l'économie par la baisse des charges, et des entreprises et des consommateurs. Des mesures de moyen et long terme pour préparer l'avenir en apportant plus de liberté dans la relation professionnelle entre les individus et d'assouplir les entraves à la production et la consommation.
 
Le bateau France est dans la tempête. On ne peut l'éviter. le tout est de la traverser correctement, en cherchant le bon chemin avec tout l'équipage, en ramenant la voilure dans les proportions adéquates, en cherchant quelle sera la meilleure route pour rattraper le retard après cette tempête. la meilleure façon de prendre la vague...

Il y a aussi des secteurs à développer rapidement qui souffriront moins de la crise. C'est le cas entre autre de  l'écologie. Il est peut être temps de travailler sérieusement ce que l'on peut qualifier de service quaternaire. Voici l'avenir mes amis. Il faudra du temps mais je suis persuadé que le monde, économiquement, psychologiquement, philosophiquement, politiquement rentrera dans une ère responsable de meilleure gestion des énergies individuelles et collectives, que ce soit sous la contrainte ou non. Il faut dès à présent travailler sur ce secteur, former, produire, innover et se positionner dans ce moteur économique à forte rentabilité à tous les niveaux. Il faut y penser maintenant dans l'inventaire que nous devons dresser et de la situation passée et de la nouvelle société que nous devons construire tous ensemble.

Bon week end à tous

Par Boris MAZURIER - Publié dans : Economie - Communauté : Pour un libéralisme humaniste
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