Mercredi 17 décembre 2008
Un petit coup de colère
Ce matin, j'entendais un reportage sur la déflation possible - et non certaine - et le fait que l'on ne devait surtout pas se réjouir d'une baisse des prix.
Ce qui m'a fait penser aux discours politiques depuis deux ans, discours basés sur le pouvoir d'achat. Soit pour conquérir un public, soit pour reconquérir en fonction de la localisation
politique.
Politique, le mot est lancé.
La crise, je l'ai déjà écrit maintes fois, est une crise qui n'a pas débuté aux Etats Unis. Elle était latente, a été accentuée sérieusement par les péripéties financières, mais elle était
programmée par les économistes qui voyaient les premiers indicateurs flancher petit à petit.
Et pendant ce temps, au nom d'une démagogie certaine, nos politiques de tous bords se sont faits la guerre sur le thème du pouvoir d'achat.
Que voici une belle ineptie !
Nous sommes rentrés depuis quelques années dans la mondialisation des échanges avec des conditions de production, de rémunérations du capital et du travail très différentes selon les pays, tout en
libérant les entraves à l'échange. ce qui n'est pas un mal à partir du moment où l'exploitation humaine est traitée dignement et les produits de qualité.
Mais, cela signifie aussi que les entreprises, dites honnêtes, soit la grande majorité, ont connu une baisse des marges importantes via le marché, qu'elles ont baissé aussi leur prix de vente.
Logique
Maintenant, pendant deux années il me semble, nos chers politiques en ont rajouté pour appuyer fortement sur la baisse du pouvoir d'achat par une baisse des prix de vente sans se soucier de
l'évolution des prix de matières premières entre autre et partiellement de l'évolution des entreprises, en particulier des TPE/PME qui, par définition, ne disposent que de peu de fonds
propres.
La crise, venant, et bien ces entreprises, encore une fois, je cite celles qui sont honnêtes, et bien, elles n'ont pu ni investir en temps, soit avant la crise, elles n'ont pas non plus accru ce
que je vais appeler la consistance de leur matelas financiers. Et bien maintenant, elles licencient, des salariés de se retrouver au chomage en masse, .....
La démonstration est faite que l'on ne doit pas jouer avec le marché en jouant de la démogagie. La crise financière a été un moteur décuplant les effets, les politiques sont aussi responsables de
ce qui se passe.
Il y a un marché, un prix qui doit être juste pour que l'employeur puisse pérenniser son action, pour que le salarié puisse pérenniser sa situation financière personnelle. Que tout le monde soit
gagnant.
L'Etat se doit de suivre ce marché et d'intervenir non pour un catégorie d'individus mais pour tous, salariés et entreprises, si le prix diverge trop. Mais pas de jouer avec des violons
électoralistes.
Autant je suis contre baisser les salaires réels, autant nous devons cesser avec la démagogie du pouvoir d'achat.
Maintenant, il faut s'atteler à la reconstruction, en tirer les conséquences, et rechercher le meilleur moyen pour que tous les acteurs économiques puissent prospérer tout en intégrant la donne
environnementale.
Je ne peux que proner, mes lecteurs me connaissent, une libéralisation du travail, une baisse des charges, une augmentation des salaires, une réduction des déficits, un recentrage des
relations entre employeurs et salariés dans l'entreprise et non à coup de lois..... Et l'Etat de veiller au bon fonctionnement de tout ceci.
Un libéralisme à dimension humaine
Il faut maintenant préparer l'avenir
Bonne journée à tous
Par Boris MAZURIER
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Publié dans : Politique
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